Face à la mer

En 2009, à la naissance de mon second fils, Basile, né en juillet, nos vacances ne seront pas Portugaises et encore moins Roumaines, mais des vacances à la plage avec ma belle-famille. J’aime la plage, mais pour 3 jours, pas pour 20. J’ai commencé à roder avec mon boitier, et souvent la balade m’amenait près de la plage. J’ai commencé à voir un phénomène classique (je n’ose pas l’emploi du mot « universel »), c’est la capacité que nous avons tous à être absorbé par l’horizon. Je me suis posé la question de base: pourquoi ? Voici mon hypothèse : face à la vue d’un horizon lointain, qui, nous le savons, cache ce qu’il y a derrière, le plus loin, nous sommes hébétés devant cet « infini » car symboliquement, il nous met devant la question ultime : l’infini de la mort. Dès lors, j’ai bifurqué mes recherches pour trouver des attitudes qui « face à la mer » prennent un sens si on les imagine « face à la mort ». On comprend mieux le choix de la femme qui y descend d’un pas volontaire, la femme séductrice, le couple qui s’ennuie…